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La salle des banquets de la cathédrale Saints Pierre et Paul de Douala a servi de cadre, ce mercredi 24 avril 2024, à la dédicace du nouvel ouvrage de Son Excellence Mgr Abraham KOME, Evêque de Bafang, intitulé : « Au-delà des sacristies : les enjeux de la mission sociale des évêques », paru dans la « collection du savoir » aux éditions Veritas.

La cérémonie très courue, placée sous le patronage de l’archevêque de Douala, S.E Mgr Samuel KLEDA, a été organisée par la Maison catholique des communications sociales (MACACOS), et présentée, telle une émission télé, par l’abbé Serge EBOA, le chancelier de l’archidiocèse. Les divers intervenants, triés sur le volet, ont, chacun en ce qui le concernait, très bien joué leurs partitions. On peut relever la biographie de l’auteur, faite par son chancelier ; qui nous démontre son riche parcours, son amour des sciences et de la recherche, puisqu’il n’est pas à son premier ouvrage.

La recension de l’ouvrage proprement dit et les divers regards croisés ont permis de constater que c’est un document actuel dont l’importance n’est plus à démontrer. De l’avis de l’auteur, il n’est pas une apologie des évêques, ni un doigt accusateur pointé vers les gouvernants, encore moins une résignation des victimes des injustices et inégalités sociales. Il ne s’agit pas non plus de demander aux évêques d’abandonner les « sacristies » pour descendre dans la rue et se mettre à la tête mouvements de revendication sociale. Certains l’ont fait, mais cela n’a pas changé grand’chose. Il ne s’agit pas d’appeler tous les évêques à s’exprimer tous à tout prix sur toutes les questions sociales à la fois, même si certaines de ces questions le mériteraient vraiment. Il ne s’agit pas de jeter les bourreaux du peuple à la vindicte populaire.

Mais au contraire, il s’agit de suivre l’exemple de Jésus, le Maître-Serviteur qui a lavé les pieds de ses disciples, se donnant lui-même en exemple (Cf. Jn 13, 1-20). L’auteur voudrait inviter tous les baptisés, clercs ou laïcs, à se reconnaître comme bénéficiaires des services du Christ et mandatés pour servir leurs frères et sœurs. « On n’inspire que pour expirer, dit Mgr Abraham, car si on ne fait qu’inspirer sans expirer, nous mourons ». Il s’agit donc de s’inspirer dans les sacristies (Eglise en général ou tout ce qui est cultuel : lieux où nous puisons la force), mais d’en franchir les portes pour expirer ce que nous avons inspiré. Il poursuit en disant que « lorsque le Christ expire sur la croix, il nous passe le témoin pour aller vers nos frères ».

L’auteur prend le risque, par cet ouvrage, de nous inviter à « conspirer » (c’est-à-dire respirer ensemble, d’après le sens étymologique du mot déformé aujourd’hui par le langage moderne) pour le lutter contre le mal qui est d’abord en chacun de nous, car si l’on veut renverser un système pour le remplacer par un autre sans nous convertir tous, on pourrait se retrouver dans une situation plus désastreuse. Mgr KOME veut simplement appeler les uns et les autres, évêques, prêtres et les laïcs, qui sont d’abord les plus nombreux et en même temps chargés de gérer les affaires de la cité, à une conversion intérieure et à exprimer concrètement sa foi dans les actes quotidiens de la vie sociale.

Merci à l’archidiocèse de Douala, à la maison MACACOS, aux partenaires et à tous ceux qui ont pris part à cette cérémonie grandiose et riche de contenus. Bonne lecture et bonne implémentation de notre vie de foi dans la vie sociale!

Abbé Théodore SIANDJE

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